Là Bas si j’y suis

Un témoignage d’un anonyme vendredi, au répondeur de l’émission Là Bas si j’y suis  (à la minute 8′)

« Un président français vient d’être condamné pour le principe, à une peine symbolique, vous le savez, tout le monde est au courant. Mais j’aimerais revenir sur des événements plus anciens, à une époque où on nous parle de tentative de holding sur la dette publique. J’aimerais qu’on n’oublie pas la mort d’un homme, qui était bien droit, et qu’on a assassiné. Il s’agit de Robert Boulin. Ça fait déjà longtemps qu’on pille les finances de la France. Qu’on cède notre fortune à des intérêts privés, qui en récompense nous criblent de dettes. N’oublions pas Robert Boulin et n’oublions pas non plus, tous ses assassins, qui coulent  des jours paisibles et heureux. Ne l’oublions jamais. »

Merci à vous.

3 thoughts on “Là Bas si j’y suis

  1. Si Robert Boulin s’est rendu à son rendez vous mortel c’est d’abord qu’il a été mis en confiance par Aristide Patrice Blank son conseiller pour la presse qui était aussi, il l’ignorait peut être, un proche du Gabon. S’il s’est livré à ce rendez vous fatal, c’est surtout qu’il était censé aller rencontrer un ou plusieurs hommes « respectables » qu’il connaissait avec lesquels il devait négocier… Des membres du RPR sans aucun doute alors que certains d’entre eux avaient essayé de déstabiliser Boulin dans l’affaire de Ramatuelle. Il ne pouvait penser aller à la rencontre de truands que le procureur Chalret avait l’habitude de faire sortir de prison en échange de services au profit du SAC. Un dossier avec noté ne pas ouvrir sans mon autorisation a été trouvé VIDE prés du véhicule à l’étang rompu. D’après les témoignages de Bertrand Boulin et Henri Tournet, il y avait parmi les dossiers brûlants détenus par Robert Boulin ceux du financement du RPR par le Gabon et le moyen orient. La révélation du scandale du programme pétrole contre nourriture qui a désigné Charles Pasqua comme l’un de ses bénéficiaires confirme les liens entre le RPR et l’Irak. Peu avant de mourir Raymond Barre déclarera « nous ne savions pas que le RPR allait assassiner Boulin ». L’affaire Boulin met forcément en cause des personnes placées au sommet de l’Etat disposant de moyen de pression importants et dont la mise en cause éclabousserait, penses t-on à tort, la république toute entière, sinon la vérité aurait éclaté depuis longtemps. Rappelons nous de la visite de Achille Péretti maire de Neuilly proposant à Colette Boulin de l’argent contre son silence afin de ne pas faire éclater la république. Le problème est que les gens du RPR ont beaucoup confondu la république avec eux même, l’intérêt général avec leur intérêt privé. La république pourtant n’a en rien été préservée par l’omerta qui a entouré l’assassinat de Boulin. La république a été assassinée avec Boulin. L’affaire Dreyfus avait marqué la victoire de l’esprit républicain l’affaire Boulin n’a pour l’instant entraîné que son naufrage. Si la révélation des noms des assassins de Boulin pouvait faire sauter quelque chose, c’est l’avenir d’un clan de politiciens de plus en plus restreint et dépassé par l’aspiration du pays à se trouver un destin. Quant à la raison d’Etat dont Charles Pasqua a toujours été, c’est pure coïncidence, un fervent défenseur, sa mobilisation dans l’affaire Boulin est presque comique si l’affaire n’était pas tragique. La défense de l’Etat commande en effet en premier lieu la protection d’un ministre en exercice contre des assassins qu’ils proviennent de mouvements politiques hostiles ou a fortiori de bandes de truands. La préservation de l’honorabilité du personnel politique contre les scandales de corruption qu’aurait pu révéler Boulin ne tient pas non plus de la raison d’Etat tant les français suite à de multiples scandales révélés depuis n’ont plus confiance dans ce même personnel politique. Ceux qui aujourd’hui encore invoquent la raison d’Etat dans l’affaire Boulin empêchent en réalité la restauration des institutions démocratiques et républicaines de l’Etat dans ce pays. C’est particulièrement le cas l’institution judiciaire qui a eu le courage de condamner symboliquement Jacques Chirac mais dont la crédibilité ne pourra survivre à la clôture définitive du dossier Boulin

  2. Si Robert Boulin s’est rendu à son rendez vous mortel c’est d’abord qu’il a été mis en confiance par Aristide Patrice Blank son conseiller pour la presse qui était aussi, il l’ignorait peut être, un proche du Gabon. S’il s’est livré à ce rendez vous fatal, c’est surtout qu’il était censé aller rencontrer un ou plusieurs hommes « respectables » qu’il connaissait avec lesquels il devait négocier… Des membres du RPR sans aucun doute alors que certains d’entre eux avaient essayé de déstabiliser Boulin dans l’affaire de Ramatuelle. Il ne pouvait penser aller à la rencontre de truands que le procureur Chalret avait l’habitude de faire sortir de prison en échange de services au profit du SAC. Un dossier avec noté ne pas ouvrir sans mon autorisation a été trouvé VIDE prés du véhicule à l’étang rompu. D’après les témoignages de Bertrand Boulin et Henri Tournet, il y avait parmi les dossiers brûlants détenus par Robert Boulin ceux du financement du RPR par le Gabon et le moyen orient. La révélation du scandale du programme pétrole contre nourriture qui a désigné Charles Pasqua comme l’un de ses bénéficiaires confirme les liens entre le RPR et l’Irak. Peu avant de mourir Raymond Barre déclarera « nous ne savions pas que le RPR allait assassiné Boulin ». L’affaire Boulin met forcément en cause des personnes placées au sommet de l’Etat disposant de moyen de pression importants et dont la mise en cause éclabousserait, penses t-on à tort, la république toute entière, sinon la vérité aurait éclaté depuis longtemps. Rappelons nous de la visite de Achille Péretti maire de Neuilly proposant à Colette Boulin de l’argent contre son silence afin de ne pas faire éclater la république. Le problème est que les gens du RPR ont beaucoup confondu la république avec eux même, l’intérêt général avec leur intérêt privé. La république pourtant n’a en rien été préservée par l’omerta qui a entouré l »assassinat de Boulin. La république a été assassinée avec Boulin. L’affaire Dreyfus avait marqué la victoire de l’esprit républicain l’affaire Boulin n’a pour l’instant entraîné que son naufrage. Si la révélation des noms des assassins de Boulin pouvait faire sauter quelque chose, c’est l’avenir d’un clan de politiciens de plus en plus restreint et dépassé par l’aspiration du pays à se trouver un destin. Quant à la raison d’Etat dont Charles Pasqua a toujours été, c’est pure coïncidence, un fervent défenseur, sa mobilisation dans l’affaire Boulin est presque comique si l’affaire n’était pas tragique. La défense de l’Etat commande en effet en premier lieu la protection d’un ministre en exercice contre des assassins qu’ils proviennent de mouvements politiques hostiles ou a fortiori de bandes de truands. La préservation de l’honorabilité du personnel politique contre les scandales de corruption qu’aurait pu révélé par Boulin ne tient pas non plus de la raison d’Etat tant les français suite à de multiples scandales révélés depuis n’ont plus confiance dans ce même personnel politique. Ceux qui aujourd’hui encore invoquent la raison d’Etat dans l’affaire Boulin empêchent en réalité la restauration des institutions démocratiques et républicaines de l’Etat dans ce pays. C’est particulièrement le cas l’institution judiciaire qui a eu le courage de condamner symboliquement Jacques Chirac mais dont la crédibilité ne pourra survivre à la clôture définitive du dossier Boulin

  3. Peu avant le 29 octobre 1979 Alain Peyrefitte téléphone à Robert Boulin au restaurant de Jacques Douté à Libourne ‘Robert Arrètes tes projets le Grand est prêt à tout’ Qui était celui qu’on a toujours surnommé le Grand ou le Buldozer ?

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