Là Bas si j’y suis

Un témoignage d’un anonyme vendredi, au répondeur de l’émission Là Bas si j’y suis  (à la minute 8′)

« Un président français vient d’être condamné pour le principe, à une peine symbolique, vous le savez, tout le monde est au courant. Mais j’aimerais revenir sur des événements plus anciens, à une époque où on nous parle de tentative de holding sur la dette publique. J’aimerais qu’on n’oublie pas la mort d’un homme, qui était bien droit, et qu’on a assassiné. Il s’agit de Robert Boulin. Ça fait déjà longtemps qu’on pille les finances de la France. Qu’on cède notre fortune à des intérêts privés, qui en récompense nous criblent de dettes. N’oublions pas Robert Boulin et n’oublions pas non plus, tous ses assassins, qui coulent  des jours paisibles et heureux. Ne l’oublions jamais. »

Merci à vous.

Analyse sur la lettre posthume

Madame,

Je viens de terminer votre livre ; j’avais lu précédemment celui de Benoît Collombat. J’avais 30 ans quand Robert Boulin a été assassiné, je venais de passer le concours d’inspecteur du travail et j’ai pu, malgré un écart important d’opinions politiques avec lui, apprécier la rigueur et le caractère plutôt  « progressiste » de son action dans le court laps de temps où il a été ministre du travail. J’ai immédiatement pensé qu’il avait été assassiné.J’ai fait un petit travail d’analyse sur la lettre posthume qui figure dans votre livre, elle est en pièce jointe. Je ne sais pas si elle apportera quelque chose de plus aux innombrables faits et considérations qui démontrent le maquillage du meurtre. Je tenais à vous exprimer mon admiration pour votre courage. Cordialement.

Richard A****, ancien inspecteur du travail et actuellement professeur des écoles, proche de la retraite.